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Un peu d'architecture

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25 mai 2010

Vidéos

Ici vous pouvez trouver une série de vidéos pour constater ce que vous avez appris avec toute l'information du blog.

Vous pouvez faire une synthèse de ces vidéos, en les ordonnant chronologiquement. Si vous n'aimez pas cette idée, vous pouvez aussi les traduire en espagnol.

http://www.youtube.com/watch?v=qTMuTQZlb3Y

http://www.youtube.com/watch?v=qhMeDepD3eI

http://www.youtube.com/watch?v=6AsjXRFWcjs

http://www.youtube.com/watch?v=MIFOGmhjmYI

http://www.youtube.com/watch?v=pywhL4OKj1U

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25 mai 2010

L'architecture du XIXe - XXe S.

Le XIXe. S. est une période de grandes transformations politiques et économiques, mais surtout sociales qui ruinent les équilibres anciens, et modifient singulièrement le concept même de Ville dans ses aspects architecturaux et urbanistiques. De multiples innovations techniques et l'essor des transports modernes intimement liés à la révolution industrielle, ont de répercutions évidentes du point de vue culturel ainsi que social.

Il faut donc comprendre comment l'architecture et l'urbanisme s'adaptent au XIXe s. aux profonds bouleversements spatiaux, sociaux, et culturels induits par l'indurtrialisation et la révoultion téchnique.

Les Halles de Paris édifiées en 1853 par Victor Baltard et Félix Callet sont en France le premier édifice important où le métal est ouvertement montré. Elles ouvrent la voie à de nouvelles typologies d'édifices exigés par la société industrielle, tels que gares, marchés, usines, grands magasins, verrières, kiosques, pavillons d'exposition. L'architecture du fer s'épanouit alors, pour constituer l'une des créations les plus originales et les plus spectaculaires du XIXesiècle, grâce à ses qualités d'élégance aérienne, de légèreté, de transparence, mêlées de force brute, de puissance contenue, de tension extrême.

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Aux États-Unis, on commence à employer l'acier pour ériger à Chicago des immeubles de grande hauteur. (Pour le grandissement démographique).

L'école de Chicago:

L'école de Chicago est un mouvement d'architecture et d'urbanisme nommé ainsi car les premières réalisations qui en découlèrent se firent à Chicago, aux États-Unis, à la fin du XIXe siècle. La phase d'apogée de ce mouvement est située approximativement entre 1875 et 1905.

Ce mouvement est marqué par la construction rationnelle et utilitaire de bureaux, de grands magasins, d'usines, d'appartements et de gares. L'accent est mis sur la durabilité, avec l'utilisation de matériaux modernes tels l'acier, le ciment et le fer forgé, le verre armé (pour la construction de dômes). C'est l’École de Chicago qui mis au point et généralisa l'utilisation de l'acier dans la construction des gratte-ciel, réalisant ainsi la révolution structurelle qui permit de passer des bâtiments à murs et refends porteurs aux constructions de type poteaux-dalles sans façade porteuse. Ces gratte-ciel devinrent également récurrents afin de rationaliser au maximum l'emprise foncière des bâtiments dans des villes où le coût des terrains s'accroissait régulièrement.

L'événement catalyseur de ce mouvement fut le grand incendie de Chicago qui eu lieu le 8 octobre 1871 : une grande partie du centre-ville fut détruite, et la nécessité de sa reconstruction permit l'émergence d'une nouvelle approche de la construction d'immeubles.

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La tour Eiffel:

C’est à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889, date qui marquait le centenaire

de la Révolution française qu’un grand concours est lancé dans le Journal officiel.

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Quels sont les avantages de ce métal ? Gustave Eiffel répond luimême

: « C’est en premier lieu sa résistance. Au point de vue des charges que l’on peut faire supporter avec sécurité à l’un ou l’autre de ces matériaux, on sait que, à surface égale, le fer est dix fois plus résistant que le bois et vingt fois plus résistant que la pierre. »

20 mai 2010

L'architecture de la Renaissance


On désigne par architecture Renaissance un mouvement architectural qui commence en Italie en réaction à la surcharge de l'architecture gothique. D'abord italienne, elle se transportera rapidement en France puis gagnera une grande partie de l'Europe où elle cohabitera généralement avec l'architecture gothique.

La Renaissance italienne émane d'un désir de retour à l'Antiquité aussi bien grecque que romaine qui se caractérise par l'utilisation de grandes caractéristiques de ses architectures. En effet l'époque antique leur apparaît comme étant le point d'apogée de tous les arts, mais ils ne cherchent pas à simplement l'imiter mais à s'en inspirer pour l'égaler, voire la surpasser. On appelle ce retour a l'antiquité, l'héllénisme.

Les artistes de cette époque sont polyvalents et cherchent à obtenir le savoir absolu, aussi bien au niveau de l'ingénierie que des arts ou de la philosophie.

En France, ce mouvement se transporte sous François Ier, cet art découvert lors des batailles entre la France et l'Italie pousse celui-ci à inviter de nombreux architectes italiens à sa cour. Ces architectes bâtiront de nombreux châteaux en adaptant l'architecture de la renaissance italienne aux régions pluvieuses de France (ajout de toiture, ...). À partir de 1575 (à peu près) les artistes français se défont de la tutelle italienne et les architectes français réalisent enfin les grands travaux de la Renaissance française.

Les architectes de la renaissance repoussent l'architecture gothique et retournent aux formes et proportions de l'architecture romaine antique. Pour cela, les artistes vont à Rome étudier les vestiges des monuments antiques. Ils favorisent alors l'esthétique, l'organisation, l'harmonie et la beauté, plutôt que la technique et la prouesse

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                                                                                                                                           Château de Blois,

                                                                   France.

02_Cupula_de_Santa_Maria_de_las_Flores_de_Brunelleschi_02   Coupule de Sainte-Marie des Fleurs, Brunelleschi

20080711201226_Universidad_de_Alcala Université d'Alcalá de Henares, Madrid.

                                                                             el_escorial

                                                           L'Escorial.

20 mai 2010

L'Architecture Gothique

L'architecture gothique (ou francigenum opus) est un style architectural qui s'est développé à partir de la seconde partie du Moyen Âge en Europe occidentale.

Ce sont les Italiens de la Renaissance qui ont nommé « gothique » ce style initialement nommé francigenum opus « manière de bâtir en Île de France ». Le terme « gothique » fut utilisé a posteriori dans un sens péjoratif : l'art gothique était l'art des Goths, un art de « barbares » qui auraient oublié les techniques et les canons romains. Un certain nombre d'historiens de l'art réfutent aujourd'hui ce jugement et montrent que, par rapport à l'architecture romane qui la précède, l'architecture gothique n'est pas tant une rupture qu'une évolution.

L'architecture gothique apparaît en Haute Picardie au XIIe siècle ; elle se diffuse rapidement au nord de la Loire puis en Europe jusqu'au milieu du XVIe siècle. L'esthétique gothique reste très présente dans l'architecture française jusqu'au début du XXe siècle.

Amiens

Son identité très forte est autant philosophique qu'architecturale. Elle représente probablement, de ces deux points de vue, l'un des plus grands accomplissements artistiques du Moyen Âge.

Même s'il est courant de définir l'architecture gothique par l'usage de l'arc-brisé ou bien de l'ogive, on ne saurait définir un style architectural précis, ou tout autre art, par ses caractéristiques techniques. Opposer le roman au gothique par l'usage du plein cintre ou celui de l'ogive n'a aucun sens. L'ogive, l'arc brisé, l’arc boutant sont utilisés bien avant l'apparition des premiers bâtiments gotiques.

De nombreux autres procédés architecturaux ou décoratifs ont été employés. L'alternance de piles fortes et piles faibles rythme la nef et renforce ainsi l'impression de longueur, d'horizontalité. Le rapport hauteur/largeur de la nef accentue ou diminue la sensation de hauteur de la voute. La forme des piles, la décoration des chapiteaux, la proportion des niveaux (grandes arcades, triforium, fenêtres hautes),... participent tous à l'expression de l'esthétique de l'architecture gothique :

Ainsi, les éléments architecturaux ont été mis au service de choix et de recherche esthétique. Ils n'ont été que des outils pour obtenir les effets recherchés. Pour élever les nefs toujours plus haut, il a fallu améliorer la technique de l'arc boutant. Pour augmenter la lumière et évider les murs, l'usage de l'arc brisé était mieux adapté. Les piles fasciculées ont homogénéisé l'espace et donné une sensation de logique aux volumes.

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20 mai 2010

Architecture Romane

L'architecture romane s'est développée en Europe au cours du Moyen Âge (v. 950 ~ XIIe. S.). On peut la caractériser par la réinterprétation de la voûte romaine antique, généralement en plein cintre. Les colonnes qui supportent les arcs sont typiquement cylindriques et surmontées de chapiteaux souvent sculptés avec des représentations d'animaux ou de plantes ou encore de symboles plus ou moins géométriques.

L'architecture romane ne se développe pas au même moment dans les différentes régions françaises. L'apogée est atteint vers 1130 en Languedoc (Abbaye Saint-Pierre de Moissac), dans le Poitou, en Bourgogne (Vézelay, cathédrale d'Autun) ; l'Auvergne développe un style spécifique au milieu du XIIe. S. ; enfin, le Sud-Est connaît des développements remarquables à la charnière du XIIIe. S. alors même que la France du nord voit le développement des grandes cathédrales gothiques.

Les spécificités régionales ne doivent cependant pas être exagérées ; la mobilité des techniciens d'alors fait qu'on peut trouver des points communs à des édifices géographiquement distants. De plus le choix de tel élément stylistique peut dépendre des goûts du commanditaire ou de l'expérience des architectes.

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20 mai 2010

L'architecture Romaine

Les Romains ne firent pas preuve d'un esprit original et créateur dans les arts : après avoir reçu des Etrusques les premières notions de l'architecture, ils devinrent les élèves des Grecs. Inférieurs à ces derniers par le goût, ils mirent dans leurs constructions moins de pureté et de simplicité; mais ils imprimèrent à leurs oeuvres un caractère remarquable de solidité et d'utilité pratique, et s'appliquèrent à divers genres de monuments que les Grecs avaient négligés, tels que cloaques, aqueducs, amphithéâtres, mausolées, voies publiques, arcs de triomphe, thermes, etc. Dans leurs imitations des ordres grecs, ils s'attachèrent peu au dorique et à l'ionique; mais ils s'approprièrent le corinthien, qui devint pour ainsi dire leur ordre national, et auquel ils surent donner des formes nouvelles, sans qu'il perdit ses traits distinctifs. Ainsi, le temple de Vesta à Tivoli diffère autant de celui de Jupiter, Stator à Rome, que celui-ci du monument choragique de Lysicrate à Athènes, et cependant tous les trois comptent parmi les modèles les plus beaux de l'ordre corinthien. Les Romains ont porté cet ordre dans toutes les contrées soumises à leur domination, en Espagne, en Gaule, en Istrie, en Syrie, en Égypte, etc. 

L'emploi de l'arc, et, par suite, de la voûte, est un autre caractère de l'architecture romaine: plus de plates-bandes, plus de toits aigus comme dans le style grec, mais des arcades et des coupoles. A la place des poutres et des pierres d'un seul morceau et d'une étendue nécessairement limitée, qui formaient les plafonds et les entablements grecs, les Romains, par le moyen de l'arc, purent se servir de petits matériaux, surtout de briques, qui offraient encore l'avantage d'être peu dispendieuses et de pouvoir se préparer sur le lieu même où on en avait besoin. Dans les monuments qui nous sont parvenus, on ne trouve qu'une très petite quantité de colonnes et d'entablements en marbre ou en granit, et fort peu d'édifices en pierre travertine; le reste est en briques. Le Colisée, le Mausolée d'Hadrien, le temple de la Fortune Virile et les anciens ponts du Tibre sont en travertin; les colonnes des principaux temples, les colonnes intérieures du Panthéon, l'extérieur des arcs de triomphe, les colonnes des cénotaphes de Trajan et d'Antonin, sont en marbre: mais tous les autres monuments, tels que le Panthéon (excepté le portique et les colonnes), les temples de la Paix, de Vénus et Rome, les thermes de Titus, etc., sont en briques. 

On doit attribuer à l'emploi de l'arc les vastes dimensions des édifices romains : mais ce moyen nouveau exigeait des points d'appui dont la masse fût assez solide, assez homogène pour résister au poids et à la poussée des voûtes; il fallait des matériaux d'une parfaite cohésion, et dont toutes les parties, dépourvues d'élasticité,se maintinssent par leur parfaite adhérence. A la différence des Grecs, qui obtenaient la solidité par la seule observation des lois de la pesanteur et sans usage des mortiers, les Romains composèrent leurs maçonneries avec de petits matériaux, des pierrailles et des cailloux jetés à bain de mortier, et enfermèrent ces blocages dans un encaissement de brique, de moellon ou de pierre de taille. Ils formèrent leurs voûtes sur cintres au moyen d'arcs de brique ou de pierre en tête et de béton battu sur couchis de bois.

C'est une opinion généralement admise, que les Romains s'adressèrent, pour la construction de leurs monuments, à des architectes grecs : toutefois, il ne faut rien exagérer à cet égard. II serait étrange que des Grecs, devenus esclaves de maîtres barbares, eussent abandonné leurs traditions artistiques pour se plier si vite aux exigences d'un goût tout différent. Or, de même qu'on a trouvé à la villa d'Hadrien (près de Tivoli), à Herculanum et à Pompéi, des candélabres, des vases et autres objets en style grec, qui prouvent qu'on les avait importés de la Grèce ou que les artistes grecs employés en Italie avaient conservé leur genre propre de travail, de même il faut admettre qu'il y eut en architecture une direction essentiellement romaine. 

Le style romain ne se distingue pas seulement du style grec par l'adoption presque exclusive de l'ordre corinthien et par l'emploi systématique de l'arc, mais encore par le mélange des arcades avec la disposition en colonnes. Ce mélange, qui fit naître les entre-colonnements inégaux et les entablements brisés, détruisit l'harmonie et la simplicité primitives de l'art grec; on en vint aux combinaisons monstrueuses que présentent le palais de Dioclétien à Spalatro, le temple de Pallas et les ruines du Forum de Nerva à Rome. Que l'on compare l'intérieur du Panthéon dans son état primitif avec l'église actuelle de Sainte-Marie-des-Anges, ou le temple de Jupiter Stator avec celui de la Concorde, et l'on verra combien la chute fut profonde. C'est peut-être pour avoir senti qu'on ne pouvait maltraiter de la sorte l'ordre corinthien, que les Romains imaginèrent le système hybride qu'on nomme ordre composite.

Bien que la construction du pont du Danube par Trajan soit un ouvrage des plus surprenants, les restes des constructions romaines publiques et privées font supposer que l'art de la charpenterie n'avait pas pris une grande extension; autrement, les Romains ne se seraient pas donné la peine d'employer des arcs, là où la charpenterie aurait été préférable. II ne paraît pas non plus qu'ils aient connu la menuiserie : les parquets étaient remplacés par des pavages en mosaïque, et le stuc, destiné à recevoir ses ornements, tenait lieu de lambris.

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21 avril 2010

Voilà l'art Grec!

Lart Grek

Le début

L'art grec est divisé en périodes qui reflètent les changements de style : la période géométrique (v. 1050-700 av. J.-C.) et la période orientalisante (v. 700-625 av. J.-C.), la période archaïque (v. 625-480 av. J.-C.), la période classique (v. 480-323 av. J.-C.) et la période hellénistique (v. 323-31 av. J.-C.)

Aux origines, les temples grecs sont de deux types:

- Plan très allongé avec ou sans colonnade axiale, péristasis (péristyle), nef à abside. Ce type est le prolongement de l'helladique récent et l'ancêtre du temple classique : Mégaron B de Thermos au Xè; Temple d'Artémis Orthia à Sparte au IXè ; Héraion de Samos au VIIIè.

Samos : l’Hécatompédon I ou Héraion I, vers 780 avant JC. 6,5 x 32,86 m. Brique crue et colonnade de bois. (Art grec)

-Cella rectangulaire précédée ou non d'un prodomos (porche) avec toit à double versant : ce plan sera celui des « Trésors » : Temple d'Apollon à Dréros du VIIIè, Héraion de Délos et de Pérachora.

Ruines du sanctuaire d’Héra à Pérachora, golfe de Corinthe. VIIIè siècle avant JC. (Art grec)

On peut distinguer trois ordres dans l'architecure grècque:

1) L'ordre dorique:

C'est le plus simple, le plus dépouillé des trois ordres grecs. Les colonnes doriques se caractérisent notamment par leur chapiteau à échine plate (nue, sans décors), par leur fût orné de 20 cannelures et par l'absence de base (pour le dorique grec) ; la frise dorique se caractérise par ses triglyphes et ses métopes

L'ordre dorique est aussi le plus ancien des ordres grecs (il apparaît durant la seconde moitié du VIIè S. avant J-C.). Vitruve attribue son invention à Dorus (Doros), fils d'Hellénos (Hellenos). Ceux qui l'employèrent les premiers « mesurèrent, dit Vitruve, le pied d'un homme, et, trouvant qu'il était la sixième partie de la hauteur du corps, ils appliquèrent à leurs colonnes cette proportion : quel que fût le diamètre de la colonne à son pied, ils donnèrent à la tige, y compris le chapiteau, une hauteur égale à six fois ce diamètre ». Ce n'est qu'une légende.

Le prototype de la colonne dorique est une colonne de bois surmontée d'une pierre lisse ou granuleuse, qui deviendra le chapiteau (à Olympie, Pausanias, voyageur du IIe. S., a vu des colonnes originales en bois du temple d'Héra encore en place). Les colonnes doriques les plus anciennes étaient très trapues (premier temple d'Aphaia à Égine), puis elles s'affinent avec le temps. De même le chapiteau, très aplati, se redresse et, à l'époque hellénistique, s'écarte à peine du fût.

La hauteur de la colonne, comparée au diamètre inférieur, varie entre 4 diamètres et 5 diamètres 3/4 ; la dimension des entrecolonnements est de 1 diamètre environ ; le rapport de l'entablement à la colonne est à peu près de 1 à 3 ; la hauteur de l'architrave est généralement de 3/4 de diamètre ; celle de la frise, de un diamètre ; celle de la corniche, d'1/4 de diamètre ; celle du chapiteau, y compris l'échine, le tailloir et les filets, d'1/2 diamètre. Le nombre de cannelures du fût varie de seize à vingt-quatre. Chaque triglyphe tombe à l'aplomb du milieu de chaque colonne et du milieu de chaque entrecolonnement, excepté le triglyphe de chaque extrémité, qui se trouve rapporté à l'angle de l'entablement.

Outre ces différences dans les proportions et les divisions, l'ordre dorique a connu, en Grèce, des variations assez remarquables de caractère et de style. La frise du Parthénon est ornée de bas-reliefs. La plus belle application qui ait été faite de ce système d'architecture se voit à Athènes, dans les Propylées et le Parthénon.

L'ordre dorique est l'ordre par excellence, celui dont les autres ordres ne sont que des émanations. Ce fut le système d'architecture que les Grecs employèrent dans le plus grand nombre de leurs monuments.

Les Romains firent subir au dorique de notables altérations : l'ordre gagna en élancement, mais perdit en force et en majesté ; sa forme cessa d'être pyramidale. Le chapiteau fut surtout modifié : l'échine et le tailloir devinrent moins saillants. La hauteur de l'entablement fut diminuée. les triglyphes se multiplièrent entre les entrecolonnements. La corniche reçut une cimaise, un larmier, et même des denticules ; on lui donna le tiers de la hauteur de l'entablement, au lieu du cinquième, et on réduisit en proportions inverses la dimension de l'architrave.

Autant le dorique grec est robuste, vivant et fier, autant son descendant romain est dépourvu de fermeté, de caractère, de majesté.

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L'ordre ionique:

L'ordre ionique (appelé également colonne ionique) se caractérise notamment par son chapiteau à volutes, par son fût  orné de 24 cannelures et par sa base moulurée.

Parfois, un groupe de cariatides prend la place de colonnes ioniques, les plis des vêtements évoquant les cannelures de ces colonnes. La plus célèbre de ces réalisations est sans conteste l'Érechthéion de l'Acropole d'Athènes.

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Ordre corinthien

L'ordre corinthien est le dernier des trois ordres architecturaux grecs, dont le caractère est surtout déterminé par une grande richesse d’éléments et un chapiteau décoré de deux rangées de feuilles d'acanthe.

Si la forme évasée et la décoration végétale qui caractérise le chapiteau corinthien fit son apparition en Égypte, en Assyrie et dans d'autres contrées d'Orient, avant d'être adoptée par les Grecs. Ceux-ci ont le mérite d'avoir épuré et enrichi les types préexistants, ainsi que de les avoir appliqués à un nouvel ordre d'architecture. Les chapiteaux de l'île de Théria peuvent être considérés comme étant la forme la plus ancienne.

Le fût de la colonne corinthienne est ordinairement lisse, quand les colonnes sont de porphyre ou de granite; et cannelé quand elles sont de marbre. Le nombre de cannelures varie de vingt à trente-deux (il est le plus souvent de vingt-quatre), suivant le diamètre de la colonne ; et, comme il convient qu'une cannelure corresponde au milieu de chacune des quatre faces du chapiteau, le nombre de cannelures doit être divisible par quatre.

La base adoptée par l'ordre corinthien est généralement la base ionique-attique ; quelquefois la base composite. Les tores des bases sont parfois ornés de feuillages et d'entrelacs.

L'entablement caractérise l'ordre corinthien presque autant que le chapiteau. Mesures prise sur les plus beau bâtiments corinthiens (le temple de Vesta à Tivoli, le temple de Minerve à Assise, le panthéon et le temple d'Antonin à Rome), on trouve que la hauteur de l'entablement est le cinquième de la hauteur des colonnes. Toutefois, on peut élever l'entablement aux deux neuvièmes. Les proportions de l'architrave et de la frise sont très variables. Les Romains ont orné la bande supérieure de l'architrave d'une moulure, qui se compose ordinairement d'une cimaise et d'un filet, et qui, faisant saillir l'architrave, la sépare nettement de la frise.

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Cet ordre, qui a pour caractère général la grâce et l'élégance, paraît avoir été employé primitivement pour les édifices funéraires. On ignore la date (bien que celle-ci doive sans doute se situer aux alentours de 560 av. J.-C.) et le lieu de son invention. Il a été peu usité dans la Grèce continentale, mais on en trouve de nombreux exemples en Asie Mineure.

Les colonnes ioniques ont environ huit diamètres et demi de hauteur. Elles reposent sur une base haute d'un demi-diamètre et qui peut présenter deux types différents : la base ionique, proprement dite, composée d'une plinthe, de deux scoties comprises entre plusieurs astragales, et d'un tore; la base attique, composée d'une plinthe, d'un gros tore inférieur, d'une scotie entre deux filets, et d'un tore supérieur. Le fût des colonnes présente ordinairement vingt-quatre cannelures, séparées par un listel. Le chapiteau ionique est caractérisé par les volutes représentant une bande enroulée. Ces enroulements dont le centre est appelé axe ou œil de la volute, sont séparés par un canal, qui se rétrécit à sa partie moyenne, au-dessus du fût. Le canal, auquel les architectes romains ont donné une ligne droite et raide, présente dans les monuments grecs une ligne sinueuse. Les parties latérales et supérieures du chapiteau portent le nom de balustres, et sont ordinairement lisses ou ornées seulement de feuillages et de perles. Le gorgerin du chapiteau est rehaussé d'élégantes palmettes surmontées d'une échine, présentant une série d'oves séparés par des fers de lance et d'un entrelacs. Enfin, au-dessus des volutes, l'abaque soutient l'entablement. Le chapiteau ionique présente, du reste, une grande variété. Les antes ou pilastres ioniques portent rarement des volutes ; ils ont pour chapiteau le prolongement de la corniche qui règne sous l'architrave. Leur base présente les mêmes moulures que la muraille. L'architrave ionique, haute de trois-quarts de diamètre, est ordinairement divisée en trois bandes. La frise, un peu moins élevée que l'architrave, est ornée de moulures ou de figures sculptées. La corniche est caractérisée par une rangée de denticules, carrés ou rectangulaires, disposés sous le larmier, et surmonté d'une série de perles et d'oves. Au-dessus du larmier règne une doucine souvent ornée de mufles de lions ou de taureaux servant de gouttières. La saillie et la hauteur de la corniche sont égales au diamètre de la colonne.

5 mars 2010

Petite présentation et Introduction

Pour présenter ce blog je veux commencer par dire qu’il n’a aucun intérêt professionnel. C’est un blog qui a un intérêt uniquement d’auto-apprentissage personnel.

Une fois dit ça, on va commencer par concréter la notion d’architecture.

Qu’est-ce que c’est l’architecture ?

Le terme d’architecture peut faire référence à l’informatique, à l’architecture logicielle, mais en général on parle d’architecture comme la création des bâtiments, soient avec une fonction pratique ou artistique (On peut avoir des créations avec les deux fonctionnes).

On peut diviser l’architecture par le matériel utilisé, par sa fonction, par époques…

Ce dernière option est la plus courante, est c'est celle-ci que je vais choisir.




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